Qui suis-je ?

moi.jpgLe 3 octobre 1979, en fin d’après-midi, je décidais d’un peu me bouger. Poussé par mon éternel besoin de me plaindre, je brisais mon œuf très précisément à seize heures et vingt-cinq minutes, sans cris, sans (trop) de douleurs et sans complications. Un accouchement exemplaire ? Il paraît, oui.

Mons, Bruxelles, Braine-l’Alleud, Dinant et à nouveau Bruxelles, mon histoire s’est éparpillée en un peu moins de vingt-huit ans. C’est qu’on ne choisi pas la vie qui nous porte et, bien souvent, nous mène, nous emmène, nous ramène, nous retourne, nous chasse et nous rappelle. Passons rapidement l’enfance, l’adolescence et mon insipide jeunesse, allons directement au présent. J’ai un travail, un appartement (que je loue, je précise), quelques meubles et quelques beaux objets. Je vis seul (hoooo !!!) mais je suis ouvert à toutes propositions (haaaa !!!). Historien de formation, j’ai l’immense chance de travailler dans “mon” domaine. Ceux qui me connaissent pourront percevoir toute l’ironie de cette dernière phrase. Mais je ne reviendrai pas là-dessus. La période du fonctionnaire désenchanté et un tantinet rebel est définitivement révolue, qu’on se le dise.

Pour tout le reste, ce n’est pas trop à moi de vous en parler. Les autres sont sans doute plus à même de me décrire, de m’encenser ou de me détruire. Si vous les interrogez, ils vous diront certainement que je suis quelqu’un d’assez changeant voir de carrément schizophrène. Joyeux, fâché, triste… j’enfile les humeurs à une vitesse déconcertante. Depuis quelques années, j’essaye d’être plus constant, plus zen. Ca fonctionne ou ça fonctionne pas, ça dépend des jours. Une chose est pourtant certaine. Sous ce calme apparent dont je peux parfois me parer, il y a un cœur qui ne bat jamais à la même vitesse.